Acueil

Acueil
Une délégation marocaine de haut niveau reçue par le khalife général des Tidjanes
DAKAR (MAP) - Une délégation marocaine de haut niveau a été reçue, samedi après-midi à Tivaouane (92 km de Dakar), par le khalife général des Tidjanes, Serigne Mansour Sy.
La délégation marocaine, conduite par l'ambassadeur du Maroc à Dakar, M. Moha Ouali Tagma, et composée notamment de hauts responsables du ministère des Habous et des Affaires islamiques, a transmis au guide religieux les salutations et les félicitations de SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, à l'occasion de la célébration samedi de la naissance du prophète Sidna Mohammed par des centaines de milliers d'adeptes de la confrérie Tidjania dans cette cité religieuse.

Serigne Mansour Sy a chargé, de son côté, la délégation marocaine de transmettre au Souverain ses vifs remerciements pour la sollicitude permanente de SM le Roi à l'égard des disciples de cette confrérie, très attachée au Maroc et dont le fondateur Sidi Ahmed Tidjani est inhumé à Fès.

Il a également exprimé sa gratitude à SM le Roi pour l'hospitalité bienveillante dont il a été entourée lors de son dernier séjour au Maroc.

Plus d'un million de fidèles se trouvent actuellement à Tivaouane pour célébrer dans la nuit de samedi à dimanche la naissance du prophète Sidna Mohammed, conformément à une tradition instituée il y a 105 ans par l'ancien khalife général des Tidjanes, El Haj Malick Sy.

Ce pèlerinage annuel des Tidjanes a pour objectif de perpétuer les enseignements soufis de cette confrérie, très présente au Sénégal et dans les pays de l'Afrique du Nord et de l'Ouest, ainsi que l'oeuvre de ces guides fondateurs.

Le Maroc entretient des relations séculaires avec toutes les confréries du Sénégal.

L'ensemble des guides de ces confréries témoignent régulièrement de leur respect à SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, et ont été unanimes à exprimer leurs chaleureuses félicitations au Souverain à l'occasion de la naissance de SAR la princesse Lalla Khadija.
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# Posté le mardi 24 avril 2007 19:23

Dabakh

Dabakh
Décès du guide spirituel des Tidjanes du Sénégal

LES ORIGINES D´UNE CONFRÉRIE
Les liens entre les Souverains alaouites et les Tidjanes du Sénégal sont séculaires. Abdelkader Timoule, notre consultant en histoire, fait le point ici sur les origines de cette confrérie. Et ce, à l'occasion du décès de Serigne Abdelaziz Say Hadj, Khalif général des Tidjanes du Sénégal.

Abdelkader TIMOULE

En ce dimanche du 10 Joumada 1 1 418 de l'Hégire (14 septembre 1997) s'éteint Serigne Abdelaziz Say Hadj, Khalif général des Tidjanes du Sénégal, à l'âge de 93 ans. Il était le fils de Hadj Malick Say (mort en 1922), de famille Toucouleur. Les marabouts de la génération de son fils ont été ses élèves, et lui même était adepte de l'école marocaine Tidjania du Sud à Tichitt (actuellement en Mauritanie), dirigée alors par Cheikh Hamallah et puis par l'hadj Omar, auteur des fameuses Rimahs en 1845.

A l'anniversaire de la naissance du Prophète (Al Mawlide), plus de cent mille fidèles se rendent chaque année en pèlerinage sur la tombe de Haj Malick Say à Tiwaouane.

Charisme

Les grandioses funérailles organisées à Tiwaouane (90 km de Dakar), ville sanctuaire de la confrérie des Tidjanes, ont été conduites par le premier ministre Habib Thyam, en présence d'une immense foule de fidèles. Le défunt a été inhumé auprès de son père.

Parmi les personnalités présentes à l'enterrement du Khalif, l'ambassadeur de S.M. le Roi Hassan II. Le Souverain est effectivement un protecteur de la noble Zaouia des Tidjanes du Sénégal.

Celle-ci n'a jamais cessé d'ailleurs de réaffirmer l'attachement de ses adeptes au glorieux Trône alaouite, et de témoigner leur gratitude à Sa Majesté le Roi Hassan II pour la sollicitude dont il les entoure depuis toujours.

La disparition du Cheikh est une grosse perte pour le Sénégal, toutes tendances politiques confondues. Il savait tendre la main aux autres confréries de son pays. Au Sénégal, il existe plusieurs confréries dont celle des &laqno;Mourides». La Zaouia Tidjania demeure, de loin, la plus importante numériquement et régit le cadre de vie de la majorité des Musulmans sénégalais.

Miracles

Le ressort et la dynamique de l'action du cheikh sur ses disciples, c'est, bien entendu, la baraka. Ce mot arabe, adopté par les Africains, exprime le pouvoir charismatique, la vertu, ou, si l'on veut, le flux magnétique, qui se transmet notamment par la salive et l'imposition des mains. Baraka signifie, littéralement, &laqno;bénédiction».

A la limite, cette faculté s'accompagne de miracles. Il faut, d'ailleurs, distinguer entre deux termes (dont aucun, du reste, n'est coranique): la mou'jiza ou miracle d'un prophète et la karama, ou charisme d'un saint.

Après bien des auteurs arabes, tel que Al-Iji (ob.1355), le Sénégalais Amadou Bamba (1850-1927), fondateur de la confrérie des Mourides, a précisé, dans un poème sur les &laqno;Itinéraires du Paradis» (Masalik al-Jinan), la distinction fondamentale: l'équivalent du miracle (mou'jiza) du Prophète passe dans le charisme (karama) du saint (wali), car celui-ci est l'héritier de celui-là. Les prophètes sont des preuves de l'existence de Dieu et les saints sont les signes que sa religion est la vraie. Les prophètes sont impeccables et les saints sont préservés et honorés. Tous deux participent à l'immunité (isma) divine, comme le montrent les Gnostiques.

Seulement, l'immunité des prophètes est nécessaire, tandis que celle des saints ne l'est pas. En Afrique noire, plusieurs personnages religieux se sont vus attribuer par leurs disciples des miracles variés.

C'est le cas du célèbre conquérant Toucouleur El Hadj Omar (1794-1864), cité plus haut, dont la baraka est la plus active.

Il y en a à Tombouctou, que l'on appelle Haydara, dont l'ancêtre était un Marocain rebelle, Ali Ben Haydar, réfugié au Soudan en 1672. En Casamance, les Haydara se disent héritiers du Chérif Yunus originaire de la Mecque, arrivé en Afrique noire, et installé, vers 1700, dans la région de Sédhiou. Un des plus célèbres de ces Chorfas était Fanta Mâdi Kaba (1878-1955), le &laqno;chérif de kankan», fils du conseiller religieux de Samory, également de lointaine origine marocaine et d'obédience quadiriya, confrérie dont la fondation est bien antérieure à celle de la Tidjaniya. A l'origine, la religion islamique ne connaissait guère de confréries qui sont nées, par la suite, de ce qu'on pourrait appeler le mysticisme de l'Islam, le tessaouf ou soufisme. Ce mouvement mystique &laqno;prit naissance» dans le Moyen Orient à la fin du VIIIème siècle de l'ère chrétienne, en réaction contre le formalisme desséché et vide des docteurs de la religion musulmane.

Mysticisme

Le soufisme semble systématiser l'effort personnel dans la recherche du salut et de l'anéantissement en Dieu. Les Soufis prescrivent à leurs adeptes le renoncement aux choses de ce monde, la continence, l'humilité et le respect scrupuleux des principes fondamentaux de la Sunna et du Coran. Ce mouvement s'est répandu en Afrique de l'Ouest par l'intermédiaire de deux confréries, essentiellement, la Qadiriya et la Tidjaniya.

La première a été fondée en Orient par Sidi Abou Mohamed Abdelkader Jilani, celui que tout Bagdad surnommait le &laqno;vivificateur de la foi» (Mohyidin). Le qadirisme aurait été introduit en Afrique à la fin du XVI siècle par Mohamed Abd el Krim El Maghili, le persécuteur des juifs sahariens.

La seconde, la Tidjaniya a été fondée à la fin du XVIII siècle par le cheikh Abu el Abbas Ahmed El Tidjani, dont le tombeau est à Fès, capitale spirituelle du Maroc. Cette &laqno;voie» a été introduite en Afrique par Cheikh Mohammed El Havew, le savant mauritanien de la tribu des Idaw Ali. Cheikh Tidjani a fait codifier la doctrine de sa confrérie dans le bréviaire tidjani intitulé &laqno;Jawahir el Maani», rédigé sous sa dictée par Haj Ali Harazim ben Beradah.

Influence humaine

Le Sénégal est la terre d'élection. Le &laqno;maraboutisme» parait, à certains observateurs européens, tellement caractéristique de l'Afrique noire, qu'ils en viennent à confondre avec lui l'ensemble de l'Islam.

Il s'agit, cependant, d'un phénomène très général dans le monde musulman, où sous divers noms, on rencontre ces personnages religieux, plus ou moins lettrés, plus ou moins magiciens ou guérisseurs, parfois mystiques authentiques, souvent affiliés à une confrérie: Shaykh d'Afrique du Nord, mola, faqir, akhund. Contrairement à l'esprit et à la lettre de la Révélation coranique partout est apparu, dans une religion sans clergé, l'intermédiaire entre la créature et le Créateur.

Il va sans dire que toutes les confréries et leur Zaouia ont été vulgarisées par les Marocains qui avaient une longue expérience de l'Afrique de l'Ouest, particulièrement les fakih berbères de Mauritanie commandités par les savants de la capitale spirituelle de tout le Maghreb d'alors, Fès, mais aussi à partir de Marrakech.

Nous savons par le voyageur marocain Ibn Battouta qui effectua, sur les ordres du Sultan merinide Abou Inane, un séjour au Mali, qu'il a découvert sans surprise un nombre important d'Arabes, dont une importante communauté marocaine de la région de Safi-Imazzigen (Mazagan par déformation des Portugais) à la cour de Mansa Souleïman.

Il se lia d'amitié avec quelques savants marocains tels le juge Aboul Abbas Addoukali, le légiste Mohamed Ibn Alfakih, les lecteurs de Coran Abdalaouâhid, Chamseddine Ibn Annakouich et Ali Azzoudy.

Le mot Sénégal, avec un L final, apparaît tardivement. Les Portugais écrivaient, généralement, Sanaga ou çanaga, comme Eanes de Zurara) 1452). Selon Monod et Mauny (Edition française de Zurara, Ifan, 1960): &laqno;De çanaga l'occident on a fait Sénégal. L'étymologie de cet hydronome vient tout simplement des Berbères Zenaga qui en peuplaient la rive nord».

Relations antiques

C'est, en effet, l'étymologie généralement reçue. Il faudrait, cependant, tenir compte d'une autre possibilité. En effet, Albakri, appelle Isenghan, d'une part, les deux rives de l'embouchure du Sénégal, et d'autre part, une ville à cheval sur le fleuve.

On retrouve, en 1413, Isingan ou Ibsengam sur la carte de Mecia de Viladestes, comme nom de ville porté à l'encre rouge, sur la rive droite de l'embouchure du Sénégal. Mais bien avant cette époque, on relève que la transcription grecque du voyage de l'amiral carthaginois Hannon situe son passage au Maroc et à Safi - dans le premier quart du 5e siècle avant Jésus Christ. Cet exploit célèbre est désigné dans les annales de l'exploration maritime sous le nom de &laqno;Périple de Hannon».

L'amiral fut piloté par deux indigènes berbères embarqués probablement entre Safi et Essaouira et qui le conduiront jusqu'aux côtes du Cameroun et au Golf de Guinée.

Ce qui suppose sans aucun doute que ces guides marins connaissaient parfaitement les rivages d'Afrique Noire pour se risquer si loin du littoral de leur contrée avec les marins carthaginois. Sinon comment expliquer par exemple que la Guinée tire son nom du berbère &laqno;Inagnaouen» (pays des Noirs) et que le nom &laqno;Sénégal» dérive de &laqno;Zenéguen» qui est le pluriel berbère de &laqno;Zénaga», grande tribu berbère (Sanhaja), et que le qualificatif de pêcheurs &laqno;Imraguen» de Mauritanie vient du berbère &laqno;Amrig» qui signifie pêcheur.
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# Posté le mardi 24 avril 2007 19:11

Mesures

D'importantes mesures dont la forte mobilisation des forces de sécurité, des agents sanitaires, etc, sont prises pour une bonne organisation du Gamou de Tivaouane, célébré le 31 mars prochain, qui marque la naissance du Prophète Mouhamet (Psl).

Le gouvernement du Sénégal a pris d'importantes mesures pour une bonne organisation du Gamou de Tivaouane. La révélation a été faite par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Me Ousmane Ngom. C'était en présence d'une délégation de la cité religieuse conduite par Abdou Aziz Sy Junior, porte-parole des Tidianes qui avait à ses côtés, Serigne Mbaye Sy Mansour et Ousmane Fall, président du comité d'organisation.

Selon le Directeur de la Sûreté nationale, Léopold Diouf, 2 000 policiers seront mobilisés dont 1 000 éléments du Groupement mobile d'intervention (Gmi), 50 de la police de Tivaouane, 200 agents de la circulation, les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) et ceux de la sécurité urbaine de Dakar. Les forces de police assureront le jalonnement au niveau des itinéraires empruntés par les cortèges, au niveau des voies de contournement Nord et Sud, des carrefours et toutes les artères de la commune. Me Ousmane Ngom a ajouté que “ ces hommes resteront dans la ville sainte 72 heures avant et 48 heures après le Gamou ”.

Le commandant du Groupement national des Sapeurs Pompiers, Général Aliou Samba, a déclaré qu'il va mobiliser 301 hommes qui travailleront avec 37 véhicules dont 10 ambulances et des engins pour incendies. Des éléments ront positionnés à Diamniadio, Thiès, Pire et Mékhé.

Le représentant du Haut Commandant de la Gendarmerie a, pour sa part, fait savoir que ce corps va également jouer sa partition pour un bon Gamou. Ainsi, 1 000 hommes seront sur le terrain. Parmi eux, il y aura 100 éléments en motos.

Toujours sur le registre de la sécurité, le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales a indiqué qu'un état-major mixte sera mis en ½uvre pour une meilleure coordination des actions sur le terrain. Ce dispositif va réunir toutes les forces de sécurité, les membres du comité d'organisation, le commandement territorial ainsi que les départements ministériels impliqués dans la tenue de la cérémonie.

Pour ce qui concerne la couverture sanitaire, les représentants du ministère de la santé et de la prévention médicale ont donné des garanties. Selon eux, le ministère va installer à Tivaouane, un centre de dépistage du diabète. Des hélicoptères médicalisés sont mobilisés pour l'évacuation des urgences.

Des mesures sont prises au niveau du ministère de l'Hydraulique pour l'approvisionnement en eau. Des points d'eau seront installés dans les coins stratégiques de Tivaouane, selon le ministre de l'intérieur. Cette décision sera accompagnée par l'utilisation des camions-citernes.

Selon Me Ousmane Ngom, le ministre de l'Energie a également pris des dispositions pour assurer l'approvisionnement en électricité. Des groupes électrogènes vont être convoyés vers la cité religieuse pour renforcer l'éclairage public.

S'agissant de la prévention routière, le ministre de l'Intérieur a interpellé le porte-parole des Tidianes. Abdou Aziz Junior a invité les chauffeurs à faire preuve de beaucoup de prudence. Auparavant, il est revenu sur le sens du Gamou qui, d'année en année, gagne de l'ampleur par le nombre de pèlerins qui, en provenance de tous les continents, convergent vers Tivaouane, nécessitant que les contributions des uns et des autres, en vue d'une bonne organisation, soient maintenues voire renforcées. C'est pourquoi, la délégation de la cité religieuse a exprimé sa satisfaction pour les mesures prises par le gouvernement.
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# Posté le lundi 02 avril 2007 10:14

Daara

Daara
L'institut islamique, un « daara moderne » enseignant aux jeunes les pratiques de la religion en même tant que les métiers de la mécanique et de la menuiserie, inauguré hier par le Président de la République à Tivaouane, est l'exemple qui suivra dans les autres localités du pays. Comme souligné par Me Wade qui dit concrétiser une idée mettant fin à la discrimination sur l'enseignement religieux.

Un « Daara moderne », un institut islamique composé de neuf salles de classes alliant enseignement coranique et de métiers, a été inauguré hier à Tivaouane par le président Abdoulaye Wade. Cet établissement, qui comprendra sur le tard des ateliers de mécanique, de menuiserie, un dortoir, un réfectoire et une petite mosquée, est le premier jalon de la concrétisation d'une initiative prise par le chef de l'État. C'est-à-dire allier désormais, à travers tout le territoire national, enseignement religieux coranique et de métiers. En pensant à l'idée de construire des « daaras modernes » dans tout le pays, Me Wade dit vouloir mettre fin à une discrimination dans l'enseignement. « C'est une innovation que d'enseigner aux élèves la religion en même tant qu'un métier », a souligné le chef de l'État. S'exprimant en wolof, en présence du ministre de l'Éducation, Moustapha Sourang, et de Sergine Abdou Aziz Sy Junior, représentant le khalife des Tidianes en pèlerinage à La Mecque, le président Abdoulaye Wade a précisé que son idée est d'ériger non seulement des écoles modernes pour « daara », mais également des collèges et, pourquoi pas, une sité.

« On fera de tout notre possible pour tenir, comme vous le souhaitez, cette école », avait auparavant rassuré Serigne Abdou Aziz Sy Junior, représentant Serigne Mouhamadou Mansour Sy, le khalife général des Tidianes. « En érigeant cette école, on combattra la mendicité et l'oisiveté des enfants dans la ville de Tivaouane et ses environs, vous nous comblez de joie. Et attendant la fin effective de tous les travaux, nous viendrons, par le biais de votre ministre de l'Education, vous soumettre le bilan de l'école », a promis Serigne Abdou Aziz Sy Junior. En précisant que le nouveau « Daara moderne » de Tivaouane a été baptisé du nom du père du président Wade, feu Mor Tolla Wade, le représentant du khalife a souligné que « tout honnête homme doit rendre grâce à son bienfaiteur ». À l'instar du maire de la commune de Tivaouane, Serigne Abdou Aziz Sy a rappelé l'érection de l'hôtel de Police, l'éclairage public, la construction du Lycée Serigne Babacar Sy de Tivaouane, le futur hôpital de la ville. Des gestes qui, aux yeux du représentant de la famille de El Hadj Malick Sy (Rta), devraient faire qu'ils ne « retireront jamais la main qu'ils ont tendue » au président Abdoulaye Wade.
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# Posté le lundi 02 avril 2007 10:13

Gamou

Le Gamou de Tivaouane a vécu dans la nuit du samedi 31 août au dimanche 01 avril dans la cité religieuse pour la célébration de la naissance du sceau des prophètes, Seydina Mouhamed (Psl). Des milliers de fidèles venus des quatre coins du pays et de l'extérieur ont convergé vers la capitale de la tijania qui, depuis quelques jours, a baigné dans une ambiance empreinte de ferveur religieuse.

Après la clôture des dix jours « bourde » (louanges dédiés au Prophète) annonçant la célébration du Gamou, les rideaux sont tombés sur cette 105e édition du Gamou de Tivaouane , intensément vécue par les fidèles. Ils ont investi très tôt les artères de la ville sainte pour glorifier le sceau des prophètes suivant ainsi l'appel lancé par El Hadji Malick Sy. « Célébrons ensemble la nuit de la naissance du prophète Mouhamed (Psl). Mais sans y associant aucun acte qui puisse transgresser les lois de la religions », proclamait le saint homme de Tivaouane en 1902 au tout début de son installation dans ce cité. Cette dans ce sillage que s'est inscrit cet évènement aujourd'hui vivifié par la famille de Maodo Malick Sy . Grâce a été rendu à Allah et des prières dites pour le meilleur des créatures qu'est son dernier messager. C'était dans la direction de Serigne Mouhamadou Mansour Sy ; le Khalife général des Tidjianes qui a animé dans la nuit du samedi sa traditionnelle causerie au Zawia de son père Khalifa Ababacar Sy, axée principalement sur la biographie du Prophète admirablement relaté dans le livre de Seydi El Hadji Malick Sy intitulé « lazoul zahab fi siratil khayril Arab » (l'or décanté du meilleurs des arabes et des non arabes) dans lequel il décrit tout le processus de la conception du messager de l'islam, son portrait etc). Au cours de la cérémonie officielle du Gamou, Serigne Mansour Sy a d'ailleurs donné un avant-goût lors de la cérémonie officielle tenue samedi 31 août, en fin d'après midi.

« Mouhamad est un modèle qui est béni de Dieu. Un pas résolu vers le chemin du Prophète n'est jamais perdu pour le croyant. C'est un gage de prières exaucées. Nous demandons à Dieu d'exaucer les v½ux de tous les pèlerins de cette ville. Les Saints qui reposent dans cette ville sainte sont une garantie indéniable pour la paix et la concorde au Sénégal », a-t-il lancé à l'assistance. Après la cérémonie officielle, Tivaouane, les milliers de fidèles qui ont commencé à vivre la ferveur du Maouloud ont investi les mosquées de Mame Maodo pour une cérémonie de chants religieux animé par Serigne Mbaye Mansour, Maodo Sy Dabakh ou encore aux champs de course pour la conférence de Cheikh Ahmed Tidjane Sy, responsable morale de la dahira des « Moustarchidine wal Moustarchidate ».

En goûtant aux délices de la tijania

Auparavant, Abdoul Aziz Sy Al Ibn a saisi l'occasion pour faire l'apologie de la voie tidjiane. « Toutes les directives données pour une bonne organisation du Maouloud ont été respecté. Tous les talibés, les imams et les représentants des autres maisons religieuses sont présents. Les Mouhaddams de la Tarikha Tijani ont aus si répondu à l'appel de Seydi El hadji Malick Sy. C'est un saint qui avait tous les attributs pour créer sa propre Tarikha. Mais il a préféré suivre la voie de Sidi Ahmed Tijani pour goûter aux délices du Salatoul Fatihi qui n'existe nulle part ailleurs », a dit en substance le porte parole du Khalife. Il est conforté par le Docteur Mouhamed Al tawfikh à la tête d'une délégation de quatre personnes dont trois fils de Cheih Ahmed Cherif, envoyé par le roi du Maroc Mohamed VI pour transmettre les salutations de la ville marocaine de Fez où repose le fondateur de la voie Tidjane. « Le Gamou est un acte de réjouissance du monde musulman et de l'humanité tout entière C'est aussi une manière de revisiter l'apport universel de l'Islam dans l'anoblissement de l'humain, sa promotion pour la tolérance au détriment de la violence. Sa célébration est donc un acte de dévotion et d'amour envers l'Elu de Dieu » a t-il apprécié. Et de faire remarquer : « Le gamou de Tivaouane est un moyen de purifier l'âme. Car c'est une ville qui est imprégné de la Salatoul Fatihi ( sourate de l'ouverture), de la Juwaharatoul kamal ( perle de la perfection). La tarikha tijane forge le disciple et le purifie car elle intervient sur son âme. Donc c'est une chance pour nous. Du souverrain Souleymane à aujourd'hui, tous les dirigeants du Maroc ont pris conscience de son rôle », a souligné l'émissaire du royaume
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# Posté le lundi 02 avril 2007 10:11

Modifié le mardi 03 avril 2007 02:50